Visite du camp de Rivesaltes

Il aura fallu près de 20 ans pour que l’idée d’un lieu, dédié à la mémoire des populations qui ont été internées dans ces baraquements aujourd’hui en ruines, se concrétise. 
Le camp de Rivesaltes, aussi appelé camp d’internement ou « centre de regroupement des familles », a une superficie équivalente à celle d’un terrain de football multipliée par 1000. L’’histoire de ce camp et la mémoire de milliers d’Espagnols, juifs, tziganes, harkis, ou encore opposants politiques hantent ce site longtemps ignoré. Il possède un passé qui interpelle nos consciences et qui aujourd’hui fait écho avec l ‘actualité de la crise des migrants en Europe. 
En effet, en 1939, l’armée française parqua dans ce camp des milliers de républicains espagnols qui fuyaient devant les troupes franquistes. Sous Vichy, on y interna toutes les populations dites « indésirables » telles que les juifs, les Espagnols et les tziganes. 
Au total 17000 personnes furent internées dans ce camp entre 1941 et 1942. Toutes ces personnes connurent la faim, la peur, le sentiment d’une vie sans issue avec des conditions de vie déplorables : 800 calories par jour par interné avec un unique seau d’eau pour leur toilette, des latrines non vidées polluant l’eau sur le camp entrainant des maladies, l’inconfort de la promiscuité, (avec parfois jusqu’à 80 personnes dans des baraquements de 180 m2) sans chauffage l’hiver, avec une chaleur infernale l’été.

En été 1942, 2400 juifs furent déportés vers Drancy puis Auschwitz. Ce « centre de séjour surveillé » se transforma alors en véritable antichambre des camps de la mort. 
Au milieu du camp, un édifice en béton réalisé par Rudy Ricciotti symbolise une mémoire enfouie, cette même mémoire que nous, visiteurs, contribuons à faire émerger. Ce mémorial est aujourd’hui présent afin de témoigner du passé et rendre service au présent en obligeant la France à regarder en face les heures sombres de son Histoire car l’Histoire peut et doit servir l’avenir.
Cet édifice a pour but de transformer ce lieu oublié en un lieu de mémoire. Ce lieu, qui a traversé l’histoire de ce pays, ce lieu, où l’on se retrouve seul face à des pierres, des ruines, à la tramontane, et à de sordides vestiges, doit servir à réfléchir. Ce mémorial ne rachète pas les erreurs du passé mais ouvre la porte de la mémoire et met la nation française face à ses responsabilités historiques.

Valentine M.

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Visite de deux députés au Lycee, avec la 1ère ES2 dans le cadre du projet "lieux de pouvoir".

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Vendredi 18 mars, la classe de 1ere ES3 est allée voir "Timbuktu" au cinéma d'Abderrahmane Sissako. Ce film nous montre comment une population vit sois l'autorité de Daesh.
La dimension psychologique, la beauté des images, le sujet, la radicalisation des jeunes sont des points forts du film qui parfois peut choquer par la violence de certaines scènes.

Thibaut Calatayud

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Intervention de  l'institut Jean Vigo

 

 


L'Homme qui tua Liberty Valance

Le film de John Ford présente les trois visages de l Amérique entre fin 19ème et début 20ème et porte une réflexion  sur le difficile apprentissage  de la démocratie. 

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La TS1 au théatre avec son professeur Marie Diumenge pour voir la pièce : Les Femmes de Génie sont rares ?

Une question provocante pour une pièce réjouissante et émouvante sur les questions de genre et de création.

Ci-dessous l'analyse d'un élève.

"Si l’on voulait montrer que le théâtre contemporain reste, malgré les critiques, toujours original, Les femmes de génie sont rares ? pourrait bien l’illustrer. S'inspirant du parallèle entre la vie et le lien avec la science de trois femmes, liées à trois hommes, Marie et Pierre Curie, Ada Lovelace et Charles Babbage, Émilie du Châtelet et Voltaire, la metteur en scène, Anne Rougée, marque son inspiration biographique.

Reliant sa vie de comédienne en tant que comédienne se préparant à jouer, puis auteure, et enfin, personnage, Anne Rougée, assistée de Stéphane Baroux, approfondit tout au long de la représentation sa vie de comédienne et sa vie de scientifique. Théâtre et réflexion scientifique vont ici de pair, le premier illustrant la seconde en action.
Mise en abyme des comédiens sur scène, réflexion sur l’écriture théâtrale, et représentation d’un dialogue imaginé entre Emilie du Châtelet et Voltaire, toute la richesse théâtrale se mêle à la recherche scientifique, mais aussi sociale : chaque femme ne devrait-elle pas être l’égal de son alter-ego masculin en sciences, et dans tous les domaines en général."

Samuel FEDOROFF TS1

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Notre classe 1èreES2 a vécu du 8 au 11/02 2016 un voyage enrichissant, rythmé par les découvertes culturelles, sociales et politiques de notre sublime capitale.

Nous avons pu constater, après études en cours, que Paris peut être considérée comme une ville mondiale avec les différents pouvoirs qui s’y trouvent installés. Nous avons visité l’Assemblée Nationale et le Sénat, lieux du pouvoir politique ; nous avons vu deux pièces de théâtre, assisté à l’enregistrement d’une émission de télé et visité des musées, ce qui prouve l’existence d’un vrai pouvoir culturel ; enfin, le pouvoir économique saute aux yeux avec toutes les architectures et entreprises que l’on trouve dans le quartier de la Défense.

Dans une ambiance conviviale et entourés de professeurs impliqués, nous avons vécu un voyage inoubliable, avec notamment un hommage poignant  aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Photographes : CUESTA Camille et LAACHEB Sarah

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